Pourquoi mon enfant ne veut pas dormir ? Que faire pour l’aider ?

Pourquoi mon enfant ne veut pas dormir ? Que faire pour l’aider ?

justine corcier

Le moment du coucher peut être l’un des plus difficiles de la journée pour les parents : pleurs, négociations, levés répétés, peur du noir, surexcitation…
Si vous vous sentez parfois dépassé, rassurez-vous : vous n’êtes ni seul, ni fautif.

Beaucoup de difficultés du soir proviennent de petites habitudes quotidiennes que l’on adopte sans s’en rendre compte.
Bonne nouvelle : il suffit souvent d’ajuster quelques points pour transformer le coucher en un moment plus doux et apaisé.

Voici le top 7 des erreurs que l'on a déjà tous faites en tant que parent !

1. Coucher un enfant trop tard

On pense souvent (à tort) que coucher un enfant plus tard le fatiguera davantage.
En réalité, l’effet inverse se produit : il s’énerve, s’agite, crie, devient impatient ou hypersensible.

Ce qu’il se passe :
Lorsqu’il est trop fatigué, le cerveau libère du cortisol, une hormone qui “réveille” au lieu d’endormir.

Comment ajuster, sans pression :

Observez les premiers signes de fatigue : regard qui se perd, frottements des yeux, agitation, râleries…
C’est le bon moment pour lancer la routine du coucher. Lire une petite histoire, se raconter la journée, faire des exercices de méditation yoga....il y a plein d'astuces pour aider votre enfant à lâcher prise.


2. Trop de stimulation juste avant d'aller au lit

Les écrans, les jeux bruyants ou les excitations juste avant le coucher gardent le cerveau en “mode éveil”.

Comment corriger :

Instaurer un “temps calme” 20–30 minutes avant d’aller au lit :
histoire, câlin, respiration, lumière douce…
Pas besoin d’une heure de préparation, juste un sas de décompression.

3. Utiliser une lumière trop forte ou trop froide

Un éclairage blanc ou bleu “réveille” le cerveau et bloque la mélatonine, l’hormone du sommeil. Si vous voulez en savoir plus nous avons rédiger un article à ce sujet : Comment bien choisir sa veilleuse pour son enfant?

Comment bien faire :

Optez pour une lumière douce, chaude, orangée.
Les veilleuses à teintes chaudes créent une ambiance apaisante et rassurante pour l’enfant.

4. Sauter la routine du coucher ou la changer trop souvent

Les enfants ont besoin de prévisibilité pour se sentir en sécurité, un peu comme les personnes agées, elles aiment bien avoir le même rituel tous les soirs, car cela les rassurent.
Si le rituel change trop, il peut générer des angoisses invisibles.

Comment simplifier :

Trois étapes suffisent :

-Hygiène (lavage dents / toilette)

-Temps calme (histoire, câlin)

-Lumière douce + installation au lit

Toujours dans le même ordre, sans pression et surtout sans pression !

5. Rester trop longtemps dans la chambre

On l'a tous fait en tant que parent ! Rester à côte de son enfant jusqu'à ce qu'il s'endorme pour le rassurer mais surtout car nous sommes souvent épuisés, et en tant que parent nous avons parfois pas envie de lutter … mais souvent, l’enfant devient dépendant de notre présence pour s’endormir.

Essayez, quand vous avez l'énergie de réduire petit à petit votre présence :

-Assis près du lit,

-Puis un peu plus loin,

-Puis dans l’encadrement de la porte…

-Faites-le progressivement, sans brusquer.

6. Ignorer les peurs ou minimiser les émotions

Des phrases comme « Ce n’est rien » ou « Arrête d’avoir peur » invalident la peur… et la renforcent.

Une alternative douce :

Vous pourriez dire à votre enfant « Je comprends que tu as eu peur. Je suis là. On va rendre la chambre rassurante ensemble. »


Valider l’émotion sécurise l’enfant immédiatement. Vous pourriez utiliser le spray "anti peur" pour le rassurer par exemple.

7. Chercher la perfection

Une soirée difficile, ça arrive.
Un coucher catastrophique, ça arrive aussi.
Et ce n’est jamais le signe que vous faites mal ! Vous faites au mieux et c'est déjà très bien :

Ce qui compte vraiment :

La régularité, la douceur, et le lien avec votre enfant.
Personne n’a une routine parfaite tous les soirs.

 

 

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